Vallée de Baliem - Nomadays

Indonésie

Vallée de Baliem

Même s’il est encore aujourd’hui difficile d’accéder à la Papouasie-occidentale, cette région d’Indonésie recèle des trésors naturels à découvrir. Les plus connus demeurent l’archipel de Raja Ampat vers la côte Nord-Est et la vallée de Baliem à l’intérieur des terres. Zoom sur cette dernière destination !

Géographie

La vallée de Baliem, aussi appelée Balim ou Grande Vallée, est située dans les monts Maoke, une chaîne de montagne traversant la région et dont le point culminant reste le Puncak Jaya, la plus haute montagne d’Océanie. Cette vallée s’étend sur 525 km² : 80 km de long et 20 km de large. A 1 500 mètres d’altitude, le climat de celle-ci peut doncse montrer frais, notamment la nuit, et très chaud le jour. La rivière Sungai Baliem, à l’origine de son nom, traverse la vallée pour finir par se jeter dans la mer d’Arafuna.

Aujourd’hui, 200 000 habitants peuplent ces terres, vivant principalement de l’agriculture (tubercules, légumes, etc.). La plus grande ville de la vallée est Wamena à laquelle on ne peut accéder que par voie aérienne depuis le reste de l’Indonésie. La vallée de Baliem se trouve ainsi à 45 minutes en avion de Jayapura, la capitale de la province.

Petites anecdotes historiques

La vallée de Baliem fut découverte en 1938 par l’explorateur américain Richard Archbold durant la troisième expédition zoologique en Nouvelle-Guinée. A l’époque, celui-ci partait en expédition pour le compte du Musée américain d’histoire naturelle de New-York.

Le site est notamment célèbre pour avoir été le théâtre du crash de l’avion Gremlin Special. Celui-ci eut lieu le 13 mai 1945 et fit 21 morts dont seulement trois survivants. Cet évènement a d’ailleurs inspiré le livre de Mitchell Zuckoff : Lost in Shangri-La (2011).   

Les peuples Papous de la vallée de Baliem

Les Papous sont répartis en plusieurs ethnies différentes, dont les plus connues demeurent : les Dani, les Lani et les Yali. Les Dani et les Lani vivent principalement dans la vallée de Baliem tandis que les derniers préfèrent la vie dans les montagnes. Ces tribus se retrouvent aux marchés traditionnels de Wamena pour vendre leurs produits artisanaux et leurs produits agricoles.

Propice au trekking, la vallée de Baliem est constituée de forêts, de collines et de petites rivières. Il faut environ trois à quatre jours de marche pour tout voir de celle-ci. Les parcours s’adressent à tous les niveaux : aux débutants comme aux confirmés. Si vous avez l’occasion d’y faire un séjour, on vous invite à vous rendre aux grottes de Kotilola, à la vallée de Pugima et jusqu’aux petits villages traditionnels (Jiwika, Clagaima, Meagaima, etc.).

Les cérémonies traditionnelles et les fêtes au cochon sont aussi des événements incroyables auxquels assister. Le cochon est d’ailleurs l’un des biens les plus précieux des Papous.

Ceux-ci vivent toujours conformément aux traditions tribales. Les hommes continuent à porter le koteka, l’étui pénien, et s’arment d’arc et de flèches. Les femmes elles, portent des pagnes autour des hanches et laissent leurs seins découverts, souvent ornés de peintures. Elles s’équipent également d’un filet à provision appelé noken dans lequel elles transportent leurs enfants, la nourriture ou des objets encombrants. Une visite dans une autre époque !

Partir à leur découverte et s’immerger dans leur mode de vie demeurent l’une des expériences les plus riches de toute une vie !