Punta del Diablo

La station balnéaire de Punta del Diablo, dans le département de Rocha, se trouve attenante à l'océan atlantique sur la côte est uruguayenne. Ce village de pêcheurs et d'artisans d'un millier d'habitants en moyenne, hors très haute saison, est un vrai petit coin de paradis à l'instar de Punta del Este, 200 kilomètres plus au sud. Avec des températures avoisinant les 23 degrés au mois de janvier contre 10 au mois de juillet, le climat, presque breton, changeant, chaud, puis venteux, parfois pluvieux, océanique finalement, régit ardemment les saisons touristiques au village.

Mais ne vous y trompez pas, ici le temps pas si rebutant de la basse saison peut en attirer plus d'un. La haute saison revêt certes un climat des plus ensoleillé et offre un cadre de rêve mais la station balnéaire devenant plus populaire depuis que le guide touristique Lonely Planet l'a classée dans le top 10 des destinations à faire en 2008, les voyageurs s'amassent de plus en plus aux mois de décembre, janvier, et février. Ce petit village de 2 kilomètres de long voit sa population multipliée par 30. La ville bénéficie en revanche d'une réglementation stricte dans le domaine du bâtiment, ce qui l'écarte aujourd'hui des grands resorts et buildings de luxe, et joue dans la conservation d'une grande part de son authenticité.

 

Un peu d'histoire

Le village de Punta del Diablo a commencé à se former dans les années 1930 lorsqu'une première famille, venu du département de Rocha, vint poser ses murs sur cette côte océanique pour améliorer la condition de vie de leur enfant, asthmatique. Le village a mis du temps à se développer et à voir d'autres habitant, voire des touristes, l'investir. La première route le reliant au reste des terres de l'arrière-pays n'est apparu qu'en 1968. Avant cela on y arrivait à dos de cheval et en charrette, bien que le vent effaçât les empreintes et les traces de roues sur les dunes.

En 1942 les pêcheurs de Barla de Valizas, au sud, ont commencé à s'intéresser à ce lieu. Ils remontaient la côte pour s'attaquer aux requins au large de Punta del Diablo. L'huile de foie de requin se vendait à l'époque très bien ce qui a permis à la ville de gagner en notoriété.

 

Aujourd'hui

La ville est aujourd'hui une destination phare du tourisme sud-américain. Les rochers lisses bordant les plages de sable rendent le littoral sublime. L'arrière-pays, plutôt plat, permet d'avoir une vision ambivalente des deux horizons est/ouest lorsqu'on passe du temps à contempler le paysage de la région.

Dans la lignée de son histoire récente, il est possible de monter à cheval dans les forêts non loin de Punta del Este ou directement sur le sable. Les dunes sont aussi le théâtre d'une autre activité beaucoup plus originale pour le coup qui est le sandboarding. Une activité physique similaire au snowboard en montagne.

 

Les visites prépondérantes de Punta del Diablo

Le village de Punta del Diablo vous marquera par son côté pittoresque. Les cabanes de pêcheurs à perte de vue, les ateliers en tout genre peuplant un centre-ville au sol sableux. Tout cela sur fond de couleurs vives, très joyeuses, qui donnent le sourire. Les différentes plages naturelles à souhait vous raviront également mais sachez que vous avez aussi la possibilité de sortir du centre pour découvrir une histoire très riche dans la région.

 

Le parc national de Santa Teresa

Situé à une petite dizaine de kilomètres au nord de Punta del Diablo, le parc national Santa Teresa est une institution naturelle du département de Rocha. Le lieu a été le théâtre d'une bataille lors de la prise d'indépendance de l'Uruguay. Il est aujourd'hui une scène sublime de la diversité naturelle du pays. Plus de 2 millions d'arbres ont poussé à l'intérieur de ces 3000 hectares. Il vous sera également possible d'entendre ou de croiser de rares cormorans, et si vous vous dirigez vers la côté, vous pourrez ouïr pourquoi pas le chant des baleines.

 

La forteresse de Santa Teresa

Sur une colline, en plein centre du parc national, se trouve la forteresse de Santa Teresa. Un bâtiment chargé d'histoire qui avait été construit à la fin du XVIIIe siècle par les Portugais sur un territoire, proche de l'actuelle frontière du Brésil, extrêmement contesté par les Espagnols. Les deux empires s'y sont écharpés à de nombreuses reprises car, situé entre l'océan et les zones humides du Laguna Negra, il représentait un point stratégique non négligeable pour le contrôle de la côte est. Il abrite aujourd'hui un superbe musée qui raconte cette histoire martial parmi tant d'autres vécues ici comme celle qui opposa les Espagnols aux Créoles, ou les guerres civiles qui suivirent l'indépendance uruguayenne.

 

Quand s'y rendre ?

Comme dit précédemment, la très haute saison, la plus agréable en terme climatique, se situe entre décembre et janvier. Le temps est sec, doux et ensoleillé, de quoi profiter des plages de Punta del Diablo pour passer des vacances quelque peu farniente sans se soucier du temps qu'il fera demain. Le problème est qu'à cette période la population du village passe de 1000 à 25000 voire 30000 habitants en simultané. Des touristes d'Amérique du Sud et du monde entier s'amassent pour passer quelques jours dans ce petit coin de paradis.

C'est pourquoi il est parfois préférable de venir hors de cette période. Le mois d'août est ici assez frais, les températures oscillant autour de 12 degrés, et peu pluvieux. Il vous faudra vous équiper d'une laine mais vous aurez beaucoup de chances d'éviter les précipitations et d'être tranquille au milieu du village et lors de vos visites.

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