La réserve de parc national Pacific Rim s’ouvre sur l’océan Pacifique à l’ouest de l’île de Vancouver, là où les forêts pluviales tempérées rencontrent des côtes battues par les vagues. Terre natale du peuple Nuu-chah-nulth, le parc s’inscrit dans une histoire culturelle qui précède de loin les premières cartes de l’île de Vancouver. Randonneurs, campeurs et amateurs de plage s’y croisent sans jamais avoir l’impression de partager le même endroit.
La réserve de parc national Pacific Rim est située sur la côte ouest de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, sur les territoires traditionnels des Premières Nations Nuu-chah-nulth. Elle couvre 511 km² et se divise en trois unités distinctes réparties le long de la côte.
L’unité de Long Beach s’étend entre Tofino et Ucluelet, de Cox Bay jusqu’à Halfmoon Bay. Plus au sud, l’archipel Broken Group regroupe une centaine d’îlots dispersés dans la baie Barclay. Le sentier de la côte ouest, le plus méridional des trois, longe 76 km de côte sauvage au sud-ouest de l’île.
Avant même la création de la réserve, le territoire faisait l’objet de revendications territoriales des Premières Nations Nuu-chah-nulth. Sept nations considèrent ces terres comme faisant partie de leurs territoires traditionnels non cédés. Les premières discussions autour d’un parc national remontent à 1929, mais c’est la construction de la route 4 en 1959, reliant Tofino à Port Alberni, qui précipita les choses.
L’afflux massif de visiteurs dans les années 1960 entraîna une dégradation rapide des plages. Campements sauvages, déchets enfouis dans le sable, abris de fortune construits avec du bois flotté. Face à cette situation, la communauté locale, portée notamment par le député provincial Howard McDiarmid, se mobilisa pour réclamer une protection fédérale du site. Les négociations furent longues. Les deux paliers de gouvernement s’opposèrent sur la superficie du parc, les coûts et les droits forestiers. La réserve fut inaugurée officiellement en 1971 en présence de la princesse Anne. Les derniers transferts de terres ne furent réglés qu’en 1988 et la réserve fut officiellement incluse dans la Loi sur les parcs nationaux en 2000.
La forêt pluviale tempérée est dominée par la pruche de l’Ouest, l’épinette de Sitka et le thuya géant, qui prospèrent grâce au climat humide et frais de la région. Le sous-bois est tapissé de sphaignes, de lichens et de fougères. La réserve protège également le Cheewhat Giant, un cèdre rouge de l’Ouest considéré parmi les plus grands arbres connus au Canada. Parmi les espèces animales observables :
La zone intertidale est l’une des plus riches de la réserve. On y trouve :
La réserve se trouve sur les voies de migration des orques, des baleines à bosse et des baleines grises, ce qui en fait un site d’observation privilégié pour les amateurs de faune marine.
C’est l’unité la plus accessible de la réserve. Environ 22 km de plages s’y succèdent, chacune avec ses propres caractéristiques :
Wickaninnish Beach : des vagues puissantes qui attirent les surfeurs et les amateurs de tempêtes côtières
Long Beach : une étendue de sable fin de 16 km, idéale pour les longues promenades et le vélo sur le ʼapsčiik t̓ašii
Combers Beach : une plage plus sauvage, appréciée pour sa tranquillité
La baie de Florencia : des eaux plus calmes, propices au kayak et au paddle
Neuf sentiers balisés totalisant 12 km permettent d’explorer la forêt pluviale tempérée et de longer le littoral. Le centre d’accueil de Kwisitis propose des visites guidées culturelles qui donnent un éclairage précieux sur le territoire et le patrimoine des Premières Nations Nuu-chah-nulth.
Une centaine d’îlots dispersés dans la baie Barclay composent cet archipel sauvage et peu fréquenté. Le kayak est le principal moyen d’y accéder et de l’explorer. Des sites de camping sont accessibles sur certaines îles, pour ceux qui souhaitent prolonger l’expérience.
Ce sentier de 76 km constitue l’une des randonnées les plus exigeantes et les plus spectaculaires de la côte ouest canadienne. Comptez entre cinq et sept jours pour le parcourir. Le tracé traverse les territoires traditionnels de plusieurs Premières Nations et offre une succession de forêts, de marais et de plages isolées. Des téléphériques et des traversées en bateau permettent de franchir les grandes rivières en chemin.
La réserve se visite en toute saison, avec des expériences très différentes selon la période :
Chaque unité de la réserve a son propre mode d’accès.
Plusieurs options sont disponibles selon votre point de départ :
L’archipel n’est accessible que par bateau. Plusieurs entreprises locales assurent le transport depuis Port Alberni, Ucluelet et Bamfield. Les réservations sont recommandées.
Le sentier compte deux points d’entrée. Au nord, le départ se fait depuis Bamfield, accessible depuis Port Alberni en voiture ou par traversier. Au sud, le départ s’effectue depuis Port Renfrew, à deux heures de route de Victoria via la route 14.