Entre les grands parcs du sud du Sri Lanka, le parc national de Lunugamvehera reste un sanctuaire plus discret, apprécié pour la variété de ses paysages et la richesse de sa faune. Il offre une immersion au cœur d’une nature préservée, loin des zones les plus fréquentées.
Le parc national de Lunugamvehera se trouve dans le sud-ouest du Sri Lanka, au cœur des provinces du Sud et d’Uva. Il est situé à environ 261 km au sud-ouest de Colombo, dans une zone charnière entre deux parcs majeurs : Yala et Udawalawe. Cette position en fait un espace de transition entre forêts, plaines et zones humides, favorable à une grande diversité d’espèces.
Le parc national de Lunugamvehera se compose de vastes plaines légèrement vallonnées, aux reliefs relativement uniformes. Dans la partie sud, les zones un peu plus élevées sont ponctuées de buttes rocheuses qui structurent le paysage. Le parc culmine à environ 97 mètres d’altitude.
Officiellement déclaré le 8 décembre 1995, Lunugamvehera s’étend sur 23 498 hectares. Il a notamment été créé pour protéger le bassin versant du réservoir de Lunugamvehera et la faune associée. Cet élément central occupe environ 14 % de la superficie du parc et s’accompagne de plusieurs plans d’eau secondaires.
Le parc national de Lunugamvehera présente une grande diversité de milieux naturels. La végétation alterne forêts sèches, broussailles et prairies, avec des secteurs plus ouverts liés à d’anciennes pratiques agricoles (chena). Dans les zones mieux préservées, on retrouve une forêt dense sempervirente mixte sèche dominée par des essences locales comme le weera, le palu, le kon et le hik, ainsi que des plantations de teck et d’eucalyptus.
Lunugamvehera abrite une biodiversité remarquable, avec environ :
Le parc joue un rôle important pour les éléphants, puisqu’il sert de corridor naturel entre Yala et Udawalawe. Les troupeaux sont souvent observés près du réservoir, en particulier pendant la saison sèche.
Lunugamvehera accueille aussi le léopard du Sri Lanka, plus difficile à observer en raison d’une végétation dense, ainsi que l’ours lippu, dont les apparitions restent rares et saisonnières (notamment lors des fruits du palu).
La diversité des habitats favorise une observation ornithologique intéressante, avec plus de 200 espèces d’oiseaux recensées. Il est possible d’apercevoir des rapaces (comme l’aigle huppé), des oiseaux d’eau (dont le tantale indien et les cormorans) ou encore des espèces forestières comme le calao pie de Malabar et le calao gris du Sri Lanka.
Lors d’un safari, d’autres espèces sont régulièrement visibles : cerfs axis, sangliers, chacals, chats pêcheurs, ainsi que des reptiles comme le crocodile des marais et des varans à proximité des zones humides.
À retenir
La découverte du parc se fait généralement en jeep 4x4, sur les pistes. Les sorties se déroulent le plus souvent en petit groupe (jusqu’à 6 passagers par véhicule), afin de faciliter l’observation tout au long du parcours.
Plusieurs formats peuvent être proposés selon vos envies : safari matinal, sortie en après-midi, ou excursion plus longue incluant parfois des pauses près des zones humides. Selon les prestataires, une bouteille d’eau peut être fournie, et une prise en charge/dépose peut être proposée si votre hébergement se situe à proximité de l’entrée du parc.
Avant de réserver, il est conseillé de vérifier ce qui est compris dans la formule choisie. Les droits d’entrée, les pourboires, ainsi que la nourriture et les boissons restent souvent à prévoir, et certains frais peuvent être demandés en espèces.
Le safari est accompagné d’un chauffeur local, qui fait également office de pisteur. Il sait lire le terrain et repérer les indices laissés par les animaux : traces au sol, branches cassées, cris d’alarme ou proximité des points d’eau. Il adapte ensuite l’itinéraire en fonction de l’activité de la faune et des conditions du moment, pour guider l’observation avec discrétion et patience.
Les sorties se font en véhicule adapté, souvent ouvert et surélevé, offrant une bonne visibilité et des conditions intéressantes pour la photographie. L’expérience se vit sur un rythme calme, où l’on prend le temps d’observer et d’écouter le parc, sans perturber la faune.
La meilleure période s’étend généralement de mai à septembre, durant les mois les plus secs. En septembre, le parc peut être un peu plus fréquenté, car une partie du parc national de Yala est fermée à cette période, ce qui reporte une partie des visites sur les alentours.
Pour favoriser les observations, privilégiez un safari tôt le matin, lorsque la lumière est douce et que la faune est plus active. À défaut, un safari en fin d’après-midi ou en début de soirée constitue une excellente alternative.
La période la moins favorable se situe plutôt en novembre et décembre, lorsque les pluies sont plus marquées et peuvent rendre certaines conditions de visite moins confortables.
Situé dans le sud du Sri Lanka, le parc national de Lunugamvehera se rejoint principalement par la route. Selon votre point de départ et votre niveau de confort souhaité, plusieurs options sont possibles pour organiser l’accès au parc :
Le parc national de Lunugamvehera est ouvert tous les jours de l’année, de 6h à 18h.
Plusieurs créneaux sont généralement proposés pour organiser un safari :
Les tarifs peuvent varier selon la saison, la nationalité, le taux de change et les prestataires. À titre indicatif, comptez :
Pour une sortie classique (entrée + jeep), le budget total revient souvent à 50 à 90 USD par personne.