À l'extrémité nord-ouest de l'île du Sud en Nouvelle-Zélande, Golden Bay se dévoile comme un joyau caché, où plages dorées, collines verdoyantes et lagunes paisibles composent un tableau naturel d'une rare beauté. Isolée du reste du pays par le col sinueux de Tākaka Hill, la baie conserve un charme intact, loin de l'agitation, attirant ceux qui recherchent authenticité et sérénité. Sa lumière unique, son rythme de vie détendu et son esprit créatif en font depuis longtemps une expérience inspirante pour artistes, voyageurs et amoureux de nature préservée.
Autrefois connue sous le nom de Murderers Bay, la baie doit cette appellation à l'affrontement sanglant de 1642 entre les hommes d'Abel Tasman et les Maoris, au cours duquel quatre marins perdirent la vie. Les Maoris, eux, l'appelaient Mohua, en référence à un oiseau jadis commun dans la région.
Au fil du temps, la baie changea plusieurs fois de nom : Blind Bay sous James Cook en 1770, Massacre Bay d'après Dumont d'Urville en 1827, puis Coal Bay après la découverte de charbon en 1842. C'est finalement la découverte d'or à Collingwood, dans les années 1850, qui consacra l'appellation actuelle de Golden Bay, officialisée en 2014 sous la forme Golden Bay / Mohua.
Bien avant ces épisodes, des preuves archéologiques attestent la présence de communautés maories dès 1450, parmi lesquelles les Waitaha, Ngāi Tara et Ngāti Wairangi, remplacés par les Ngāti Tūmatakōkiri. Tasman nota la présence d'une vingtaine de waka et d'environ 500 habitants. Après la défaite des Ngāti Tūmatakōkiri au XIXe siècle, la région passa sous le contrôle des Ngāti Apa ki te Rā Tō.
L'arrivée européenne débuta en 1842 avec la famille Lovell à Motupipi. Charbon et or furent exploités, entraînant le développement de villages comme Collingwood. Des scieries et des mines, notamment à Pūponga, prospérèrent jusqu'au XXe siècle, tandis que l'usine sidérurgique d'Onekaka (1924-1935) ne survécut pas à la Grande Dépression.
Au-delà de son histoire humaine, Golden Baie fut longtemps une zone de repos pour les baleines franches australes, les baleines à bosse et parfois les rorquals bleus pygmées. Aujourd'hui, seule la partie sud est habitée autour de Tākaka et Collingwood, tandis que les côtes nord et ouest demeurent quasi désertes. Cela a permis de préserver la nature sauvage qui fait la réputation de la région de Tasman.
Située dans le district de Tasman en Nouvelle-Zélande, Golden Bay / Mohua est une vaste baie peu profonde de la mer de Tasman, lovée entre Separation Point et Farewell Spit, une flèche de sable de 34 km formée par les courants marins qui la protège des vents du large. De forme parabolique, elle s'ouvre sur le détroit de Cook et reçoit les eaux des rivières Aorere et Tākaka.
Alors que ses côtes sud accueillent les villages de Tākaka et Collingwood, ses parties nord et ouest sont restées largement sauvages. La Golden Bay est bordée par deux parcs nationaux emblématiques : Abel Tasman à l'est, réputé pour ses plages dorées et ses sentiers côtiers, et Kahurangi à l'ouest, deuxième plus grand parc du pays, qui abrite le célèbre Heaphy Track.
Golden Bay se distingue par une biodiversité exceptionnelle. À Farewell Spit, classé réserve naturelle d'importance internationale, des milliers d'oiseaux migrateurs trouvent refuge, tels que les fous de Bassan, les barges rousses ou encore les huîtriers. Sur les plages isolées comme Wharariki Beach, il est fréquent d'apercevoir des phoques et des otaries.
Les forêts et vallées de la région abritent une flore endémique, et certains sites, comme les Te Waikoropupū Springs, une source parmi les plus pures au monde, sont considérés comme sacrés par les Maoris. Ces eaux d'une transparence exceptionnelle offrent un spectacle unique de couleurs et de reflets.
Golden Bay révèle des panoramas parmi les plus impressionnants de la Nouvelle-Zélande :
Les étendues de sable doré de Tata Beach ou Pohara Beach complètent ce décor. Ils invitent à la baignade, au kayak ou simplement à la contemplation, parfois même les pieds dans l'eau depuis les hébergements situés au bord de la plage.
Golden Bay est un terrain de jeu pour toutes les envies :
Golden Bay se distingue par une vie culturelle vibrante et une communauté soudée. Tākaka, le cœur artistique de la région, réunit galeries, ateliers, cafés bohèmes et un marché du samedi réputé pour son ambiance conviviale et ses créations artisanales. Collingwood, plus tranquille, est le point de départ des excursions vers Farewell Spit.
La scène culturelle locale s'exprime aussi à travers de nombreux événements. Festivals musicaux et artistiques, comme :
Par ailleurs, le patrimoine est également à l'honneur avec :
Le Wakatu Museum complète cette immersion par une plongée dans l'histoire locale et maorie.
En outre, Golden Bay est aussi réputée pour son esprit communautaire et son mode de vie durable. Jardins partagés, projets écologiques et fermes en permaculture témoignent d'un fort engagement pour l'environnement. Le Golden Bay Community Centre illustre cet esprit de solidarité, accueillant des ateliers, des événements et des célébrations.
La meilleure option pour la période de voyage à Golden Bay influence directement l'expérience :
Ainsi, si l'été garantit un climat estival et animé, le printemps et l'automne permettent une découverte plus sereine et authentique de la région.
Rejoindre Golden Bay fait partie intégrante de l'expérience. Depuis Nelson ou Motueka, il faut compter environ 2h30 de route par la State Highway 60, en franchissant le sinueux Tākaka Hill. Ce col de marbre, ponctué de virages serrés et de panoramas spectaculaires, peut sembler exigeant, mais il offre déjà un avant-goût de l'aventure. Des pauses aux belvédères permettent d'apprécier pleinement le trajet.
Pour ceux qui souhaitent gagner du temps, Golden Bay Air propose des vols régionaux depuis Wellington ou Nelson jusqu'à l'aéroport de Tākaka. Ces petits avions de six places offrent un survol mémorable des forêts et des côtes, avec possibilité de réserver un package incluant la location de voiture.