Damaraland - Nomadays
Damaraland

Niché au nord-ouest du pays, Damaraland est une destination envoûtante à découvrir en Namibie. Damaraland est bordé à l’est par la côte des squelettes et à l'ouest par le désert de Kalahari. S'étendant sur une superficie de 47 990 km², montagnes et savanes se succèdent pour cacher des trésors historiques et offrir un refuge aux éléphants du désert ou encore au grand rhinocéros noir.

Histoire

Des millions d'années d’histoire ont apposé leurs empreintes sur la région de Damaraland. Les tribus ancestrales des Bushmen, des Khoïkhoï, des Herero, et des Damara y ont séjourné durant des siècles. Le secteur tire d’ailleurs son nom de l'un de ces groupes ethniques.

À l’époque de l’Apartheid, les Autochtones furent regroupés dans des zones pour vivre indépendamment de la population blanche dans le reste du pays. Damaraland fut choisi pour constituer l’un de ces secteurs. L’abolition de ce régime, vers la fin des années 80 et le début des années 90, a entraîné la réintégration de Damaraland dans le reste de la Namibie. La région devint un lieu touristique. Elle révèle alors au monde sa beauté cachée.

Découvrir Damaraland

Damaraland, c’est la savane, les plaines de sable ou de graviers, les massifs montagneux granitiques qui se succèdent, se juxtaposent et offrent un spectacle sans pareil.

Des animaux ont su s’adapter dans ce paysage semi-désertique à climat aride. Eléphants du désert, gemsbock, springbock, koudou, rhinocéros noir, girafes, zèbres, babouins… y vivent en harmonie. Ils peuvent être observés dans la réserve naturelle de Palmwag ou près des vallées de la rivière de Hoarusib ou de Hoanib, des rivières éphémères suivant la saison pluvieuse.

Les plantes herbacées poussent ici et là avec des arbres comme les Mobanes, les Terminalia ou encore les arbres à beurre. Des plantes endémiques comme la Welwitschias mirabilis, l’acacia de Brandberg, la Hyphaene petersiana (qui est une variété de palmes), ou encore la Myrrhe namibienne y vivent. On y retrouve également l’Euphorbia damarana : sa particularité est qu'elle est extrêmement toxique pour les humains et les animaux sauf pour le rhinocéros noir et l’oryx.

Plusieurs sites géologiques et historiques se trouvent au cœur de Damaraland tels que Brandberg, Twyfelfontein, Spitzkoppe, la forêt pétrifiée du Damaraland, la Montagne brûlée ou les Tuyaux d’orgues.

Brandberg

Brandberg est un massif montagneux formé à partir d’anciens volcans. Son point culminant, Königstein, s’élève à 2,573 mètres. Il s’agit du plus haut pic du pays. On l’appelle aussi « montagnes de feu » en raison des couleurs chaudes rouge et orange reflétées sur ses flancs au lever et au coucher de soleil.

Pour en apprécier la beauté, rien de tel qu’une marche à pied. Au bout d’environ deux heures de randonnées, on arrive à la gorge de Tsisab dans l’abri de Maak pour voir des milliers de gravures dans des roches, vieilles de quelques 6.000 années. La plus célèbre d’entre elles est la « Dame Blanche ». Sa signification est encore largement débattue : scène de chasse ou rituelle ou une guérisseuse ? L’interprétation de ces gravures demeure un mystère.

Twyfelfontein

Ce site est classé patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Il renferme des peintures et des gravures rupestres vieilles de 2 500 à 6 000 ans. Elles ont été faites par les San ou les Bushmen, un peuple nomade vivant de la chasse et de la cueillette, ainsi que les Khoikhoi.

Les dessins représentent des formes géométriques et des animaux comme les girafes, les rhinocéros, les lions, les autruches, les éléphants, les pingouins, les lions de mer… Certains ont des formes étranges comme l'autruche à quatre têtes ou un lion avec une main et évoquent des rituels chamaniques.

La forêt pétrifiée

Cette « forêt » se trouve à 40 km à l’ouest de Khorixas, une ville à l’intérieur de Damaraland. On y retrouve une cinquantaine de troncs d’arbres fossilisés vieux de plus de 200 millions d’années. Le plus long mesure 40 mètres environ et six mètres de diamètre. Ces troncs d’arbres semblent avoir été amenés et déposés dans cette vallée par des grandes crues de fleuves provenant de l’Afrique centrale. Près de ces troncs d’arbres poussent quelques Welwitschias mirabilis, plantes pouvant vivre jusqu’à 2.500 ans, autour de plusieurs roches de grès.

La montagne brûlée et les Tuyaux d’orgues

Situés à quelques kilomètres de Twyfelfontein, ces sites traduisent la présence d’anciens volcans. La montagne brûlée est noire à sa base. Cette coloration est due aux passages de coulées de lave qui ont fini par calciner le calcaire en dessous.

À côté de cette montagne se trouvent les Tuyaux d’orgue. Le plus haut atteint les quatre mètres. Son appellation est due à sa forme, identique à l’objet de la même appellation. Elles semblent s’être formées par le retrait des laves et l'érosion.

Spitzkoppe

Ce massif montagneux, vieux de 700 millions d'années, se trouve à l’ouest de Damaraland. Il est formé de roches granitiques. De couleur orangée, Spitzkoppe ressemble à un chapeau pointu. Il est entouré par une plaine. Cette disposition renforce la présence imposante de la montagne.

L’eau de pluie est capturée dans la roche aboutissant à la formation de « piscines ». On peut y retrouver aussi l’Arche, une roche incurvée formant une sorte de pont. Le daman des rochers est un animal qui y réside toute l’année (il ressemble à une marmotte ou un gros cochon d’Inde avec ses oreilles et sa queue courte).

Comment s’y rendre ?

Pour se rendre à Damaraland, rendez-vous tout d’abord à la ville de Windhoek, la capitale de la Namibie. L'aéroport de Hosea Kutako y accueille des avions en provenance d’Europe et du Canada.

Depuis Windhoek, vous pourrez rejoindre Damaraland en bus régional, en voiture de location ou en réservant un vol local.

Quand y aller ?

Il est conseillé de se rendre à Damaraland entre juin et septembre. Cette période correspond à la saison sèche hivernale du pays. À cette époque de l’année, la température durant la journée est fraîche et il y a moins de pluie. Ainsi, vous pourrez apprécier pleinement votre safari.

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