Le monastère d'Ongi - Nomadays

Mongolie

Le monastère d'Ongi

Le monastère d'Ongi se situe au pied de la montagne Saikhan Ovoo, près du village de Saikhan Ovoo dans la région Dundgovi. Ce monastère était l’un des plus grands et des plus respectés de Mongolie avant sa destruction en 1939 par les autorités communistes.

Il a été fondé en 1660 et se compose de deux sites, l'un au nord et l'autre au sud de la rivière Ongi. Khutagt, au sud, est le plus ancien. On y trouvait divers bâtiments administratifs, ainsi qu'onze temples. Barlim, au nord, fut construit au cours du XVIIIe siècle. Il abritait 17 temples dont l’un était le plus grand de toute la Mongolie. Quatre universités bouddhiques étaient également hébergées dans le monastère. A son apogée, le monastère pouvait accueillir jusqu’à 1000 moines en même temps.

Lors de la destruction complète du temple en 1939, sous la direction de Khorloogiin Choibalsan, 200 moines furent tués et nombre de survivants furent emprisonnés ou enrôlés de force dans l’armée de répression communiste. D’autres moines purent s’échapper et devinrent éleveurs ou simples travailleurs. L’eau de la rivière fut détournée pour alimenter les mines locales possédées par le gouvernement. L’assèchement de la rivière entraîna le départ de la population locale. Le monastère semblait alors voué à l’oubli. Cependant, à la chute du pouvoir communiste, en 1990, trois moines qui avaient débuté leur éducation bouddhiste à Ongiin Khiid soixante ans plus tôt, décidèrent d’y retourner. Lentement et patiemment, ces moines bâtirent de nouvelles fondations sur les anciennes ruines dans le but de restaurer Ongiin Khiid et de redynamiser le bouddhisme en Mongolie. Aujourd’hui, un temple a été entièrement reconstruit et deux petits musées ont été créés dans des yourtes. On peut y trouver des expositions d’objets, des articles religieux traditionnels et des éléments architecturaux du monastère d’origine. Ongiin Khiid abrite aussi une source d’eau froide, Bar Khamba, réputée pour ses vertus bienfaitrices, notamment dans le soin des maladies « internes », souvent liées à l’appareil digestif. Conformément à la tradition, cette eau ne fait effet que lorsqu'elle est bue avant le lever du soleil.