Tradition millénaire, le sumo est un art martial qui occupe une place importante dans la culture japonaise. A tel point que les sumotoris sont considérés comme étant de véritables demi-dieux vivants par les locaux. Si ce sport et ses lutteurs vous intriguent, plusieurs solutions s’offrent à vous pour partir à leur rencontre lors d’un voyage au pays du
Soleil-Levant. Découvrez quand, comment et où voir des sumos au Japon. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, parlons un peu de ses origines et de ses règles.
Le sumo remonte à plus de 1 500 ans. Ses origines sont enracinées dans les rites shintoïstes, où des combats étaient organisés pour divertir les dieux et assurer de bonnes récoltes. Initialement, ces luttes n'étaient pas seulement physiques, mais aussi spirituelles, symbolisant un lien entre les hommes et les divinités. Au fil des siècles, le sumo est devenu un art martial codifié, avec des règles strictes et des rituels complexes. Aujourd'hui, c'est un sport national.
Le sumo se déroule dans un dohyō, un cercle de 4,55 mètres de diamètre. Les règles sont faciles à comprendre. Deux lutteurs s'affrontent pour pousser leur adversaire hors du cercle ou le faire toucher le sol avec une partie du corps autre que la plante des pieds. Le premier qui réussit cet exploit gagne la partie.
Avant le combat, des rituels sont observés, comme le lancer de sel pour purifier l'arène. Les lutteurs portent un mawashi, une ceinture épaisse, et le combat commence dès que les deux adversaires touchent le sol avec les poings. Il n'y a pas de catégorie de poids, donc les techniques et la force brute jouent un rôle clé dans chaque combat.
Le Ryogoku Kokugikan est le principal centre d'affrontement des sumos au Japon. Cette arène peut accueillir jusqu'à 13 000 spectateurs et se trouve à proximité du musée
Edo-Tokyo. Elle est située au nord-est de la ville, dans le quartier historique de Ryogoku.
Les visiteurs peuvent également y découvrir un musée sur le sumo, qui offre une plongée fascinante dans l'histoire de cet art martial et expose des objets rares, des portraits de lutteurs célèbres et des habits de cérémonie.
Ryogoku n'est pas seulement le lieu où se niche la plus grande arène de sumo du Japon, c'est aussi le cœur vibrant de ce sport de lutte dans ce pays. De nombreuses écoles de sumo, ou heya (écuries), se trouvent dans ce quartier, bien qu’elles soient discrètes. En vous promenant dans ses rues, vous pourrez ainsi croiser des rikishis (des sumos professionnels) en habits traditionnels.
En plus, Ryogoku propose plusieurs restaurants où déguster le chanko nabe, le ragoût nutritif des sumotoris. Ce plat est un incontournable pour quiconque souhaite s'immerger pleinement dans le monde du sumo.
Tokyo n'est pas la seule ville où vous pouvez assister à des tournois de sumo. Des affrontements sont également organisés à Osaka, Nagoya et Fukuoka. En fait, le lieu des tournois varie selon les mois.
Si vous ne pouvez malheureusement pas planifier votre voyage au Japon en fonction des tournois officiels de sumo, il vous reste une autre solution pour voir ces demi-dieux en action
: assister à un entraînement de sumo !
Un grand nombre de heya n’autorisent pas la présence de visiteurs. Cependant, certaines d’entre elles acceptent d’ouvrir leurs portes au public en dehors des périodes de tournoi. La majorité des heya ouvertes au public se situe également à Tokyo. Parmi elles, on peut citer Tamanoi-beya, Tomozuna-beya ou encore Arashio-beya
A noter que la plupart des entraînements commencent très tôt le matin (à partir de 6h). Si vous souhaitez assister à un entraînement de sumo dans un heya, il faudra réserver en avance. L’idéal étant d’appeler la veille et de pouvoir parler japonais. Sinon, vous pouvez passer par une agence comme Nomadays qui s’occupera de la réservation à votre place.
Quoiqu’il en soit, retenez que la participation à un entraînement de sumo n’est pas à prendre à la légère. Vous devrez respecter plusieurs règles de bonne conduite pour honorer la chance que vous avez d’assister à une telle expérience. Vous devez, entre autres, être silencieux pendant toute la durée de l’entraînement (comptez 2/3 heures), rester à la place que l’on vous a attitrée et ne surtout pas fouler le Dohyo (ring de combat). Il est également interdit de boire ou manger pendant la session et d’utiliser le flash d’un appareil photo. En guise de respect, vous pouvez vous incliner devant le maître d’écurie et les sumotoris en arrivant et en quittant la salle.
Les 6 tournois officiels de sumo du Japon ont lieu les mois impairs et commencent les deuxièmes dimanches du mois. A Tokyo, 3 tournois sont organisés dans l’année : au mois de janvier, au mois de mai et au mois de septembre.
Pour connaître les dates des prochains tournois de sumo à voir au Japon, rendez-vous sur le site officiel sumo.pia.jp.
Pour réserver une place pour un tournoi de sumo au Japon, il est nécessaire de s’y prendre à l’avance. Pour ce faire, vous pouvez acheter des billets directement au stade, en appelant ou encore sur internet en vous rendant sur sumo.pia.jp. Attention, dès leur mise en vente (environ un mois avant le début du tournoi), les billets partent très vite. Soyez à l’affût ! Toujours sur le site sumo.pia.jp, vous trouverez les dates de mise en vente des billets pour chaque tournoi.
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Il est également possible d’acheter des billets dans un konbini (petites épiceries que l'on trouve partout au Japon) comme Lawson, FamilyMart ou encore Seven Eleven.
Pour les retardataires, sachez qu’il est possible d’acheter des billets sans réservation. En effet, environ 350 à 400 places sont mises en vente chaque jour de tournoi. Il faut se rendre directement au stade à partir de 8h pour en acheter. Contrairement à la réservation en ligne, ces billets ne pourront pas vous permettre de choisir votre place. Ce sont souvent les assises les moins bien situées (tout en haut du stade).
Quant aux prix des billets, ils varient en fonction des places choisies : comptez entre 3 000 et 9 000 yens (soit environ 23 et 70 €) pour une place individuelle réservée jusqu’à 40 000 yens (environ 300€) pour une place dans un box (au plus près du ring). Les places sans réservation sont évidemment les moins chères puisqu’elles coûtent environ 2 000 yens (soit 16 €).