Située sur la côte sud de Grande-Terre, Sainte-Anne est l’une des communes les plus prisées de Guadeloupe. Avec ses plages de sable blanc bordées de cocotiers, ses marchés colorés et son ambiance à la fois festive et authentique, elle incarne parfaitement l’image de la Guadeloupe carte-postale. Mais derrière ce décor de rêve, Sainte-Anne cache aussi un visage plus intime, celui d’un bourg créole où la culture, les traditions et l’hospitalité rythment encore le quotidien.
Localisée entre les communes de Le Gosier et Saint-François, Sainte-Anne s’étend entre la pointe du Morne Jacques et la pointe du Helleux, le long du littoral atlantique. La commune couvre une superficie de 80,3 km² (soit 8 090 hectares).
L’histoire de Sainte-Anne remonte à 1967, avec la création de sa paroisse éponyme par des moines capucins. À l’origine, simple village de pêcheurs, la ville commence à se structurer autour d’une chapelle, bâtie à l’emplacement de l’actuelle église.
Au XVIIIe siècle, grâce à l’essor de la production et de l’exportation du sucre et du rhum, le port de Sainte-Anne devient un centre commercial stratégique et le siège de l’Amirauté de Grande-Terre. Cependant, en 1759, durant la Guerre de Sept Ans, la ville est détruite par les Anglais, ce qui entraîne la perte de son statut de chef-lieu au profit de Pointe-à-Pitre.
Entre 1794 et 1802, dans le sillage de l’abolition de l’esclavage par la Convention nationale, Sainte-Anne est brièvement rebaptisée “Fraternité” avant de retrouver son nom actuel. La commune n’est administrativement établie qu’à la fin des années 1830, précisément en 1837, lorsqu’elle obtient son administration municipale.
Dès le milieu du XIX siècle au début du XXe siècle, Sainte-Anne devient un centre majeur de production sucrière. Entre 1870 et 1940, la commune compte jusqu’à 34 sucreries, ce qui représente la plus forte concentration d’unités de transformation de canne à sucre de toute la Guadeloupe. Cette activité florissante s’accompagne aussi de tensions sociales croissantes, notamment lors de la crise sucrière, qui précipitera un tournant économique majeur.
Dès les années 1960, face au déclin du secteur sucrier, la commune se tourne vers une nouvelle vocation : le tourisme balnéaire. La création d’hôtels “les pieds dans l’eau” dans les années 1970 marque le début de cette reconversion. La mise alors sur ses atouts naturels : plages de sable blanc, lagon turquoise protégé par une barrière de corail et port de pêche actif.
Aujourd'hui, Sainte-Anne est une destination phare du tourisme en Guadeloupe, connue pour son patrimoine historique, son passé sucrier, son engagement dans les combats contre l’esclavage, et ses plages parmi les plus belles de l’archipel. Derrière ses paysages de carte postale se cache une ville chargée d’histoire, marquée par des luttes sociales, des transformations profondes et une capacité remarquable à se réinventer.
Située au cœur du centre-ville, cette grande plage familiale est protégée par un lagon aux eaux peu profondes, idéales pour les enfants. Très animée, elle est bordée de restaurants, de food trucks, de marchands ambulants, et accueille un marché quotidien aux fruits, légumes, épices et artisanat. La plage du Bourg est éclairée jusqu’à minuit, parfaite pour prolonger les soirées sous les étoiles. On y trouve aussi des activités nautiques et le parcours aquatique Karaib Rider’s Park (structures gonflables - 1 300 m² de fun).
Véritable icône de la Guadeloupe, cette plage est connue pour son sable blanc, ses cocotiers et son eau cristalline. Située près du Club Med, elle reste accessible au public via un chemin depuis la RN4. C’est le spot rêvé pour la planche à voile, le snorkeling ou tout simplement lézarder au soleil. Très convoitée, mieux vaut s’y rendre tôt le matin pour profiter de ce cadre idyllique en toute tranquillité.
À 2 km du centre, Bois Jolan offre une atmosphère sauvage et paisible, bordée de raisiniers et de palétuviers. C’est la plage idéale pour les familles, le pique-nique, la baignade en lagon calme, ou une session de snorkeling dans des eaux peu profondes. Protégée par le Conservatoire du littoral, elle dispose d’équipements discrets (carbets, passerelles, parkings).
À l’est de Sainte-Anne, dans le quartier du Helleux, cette plage plus sportive est un spot de surf apprécié pour ses vagues régulières. La baignade n’y est pas surveillée, mais le cadre reste magnifique pour les amateurs de glisse et de photographie de paysage côtier.
Grâce à son lagon protégé, Sainte-Anne est le lieu rêvé pour pratiquer :
Les plages sont souvent équipées de clubs nautiques où louer du matériel ou réserver une excursion.
Située sur la place Schœlcher, cette église fut reconstruite en 1933 par Ali Tur, l’architecte de la reconstruction post-cyclone. Elle arbore un style Art déco, et sa nef baignée de lumière est un bel exemple d’architecture tropicale en béton armé. Face à elle, le presbytère et son jardin de curé rappellent l’ambiance paisible d’autrefois.
Inauguré en 2002, ce mémorial poignant rend hommage aux esclaves marrons, ceux qui fuyaient l’esclavage. Œuvre de Jocelyn Pezeron et des jeunes de la commune, il commémore aussi la révolte de 1802, contre le rétablissement de l’esclavage par Napoléon.
Même si la ville fut en grande partie détruite par les Anglais au XVIIIe siècle, quelques lieux emblématiques subsistent :
Face à la plage, ce marché quotidien vous plonge dans un monde de couleurs, d’odeurs et de saveurs : punchs artisanaux, sorbets coco, vanille, épices, rhums, confitures, fruits tropicaux, mais aussi bijoux, textiles, objets en bois et créations locales. Une ambiance chaleureuse, authentique et vivante.
Tous les jeudis soir à partir de 18h, à côté du stade municipal, ce marché offre un moment festif et gourmand au rythme du zouk. Ce lieu est parfait pour une soirée en immersion, à la découverte de la cuisine créole et des artisans locaux.
Véritable grotte aux trésors, ce lieu convivial regroupe des ateliers, des boutiques et des stands d’artisans locaux. Vous y trouverez des vêtements de plage, des bijoux faits main, du rhum arrangé, des objets décoratifs… et vous pourrez assister à des démonstrations de savoir-faire.
Le Gwo Ka, musique traditionnelle à deux tambours, est l’âme musicale de la Guadeloupe. Classé au patrimoine immatériel de l’UNESCO, il s’écoute, se chante et se danse lors des soirées Léwoz, accessibles à tous. À Sainte-Anne, ne manquez pas le festival annuel de Léwoz, organisé chaque juillet au port de Galbas, et découvrez les démonstrations spontanées sur la place publique.
À quelques minutes du centre-ville, le parc Karukera Land est un véritable terrain de jeux pour petits et grands :
Ce parc est ouvert du mercredi au dimanche (10h à 17h), avec un restaurant sur place.
Nombreuses sont les balades et les excursions que vous pouvez faire à Sainte-Anne :
Sainte-Anne se trouve à 25 km de l’aéroport de Pointe-à-Pitre, soit 30 à 40 minutes en voiture via la route nationale 4. La location de voiture est vivement recommandée pour profiter de la région à votre rythme. Pour ceux qui préfèrent éviter de conduire, des taxis sont disponibles à l’aéroport, mais restent une option plus coûteuse.
Des bus Karulis assurent également la liaison entre Pointe-à-Pitre et Sainte-Anne. Bien que plus économique, le réseau de transport en commun reste limité et les horaires peuvent être aléatoires.