Toronto, chef-lieu de l'Ontario, occupe le rang de métropole la plus peuplée du pays. Ce qui frappe d’emblée, c’est la diversité de ses habitants : plus de la moitié de la population est née à l’étranger, faisant de cette métropole posée sur les rives du lac Ontario l’une des villes les plus cosmopolites au monde. Depuis les années 1980, elle a dépassé Montréal pour s’imposer comme le principal centre économique et culturel du pays. Une réalité qui se ressent à chaque coin de rue.
Habité depuis plus de 10 000 ans, le site de l'actuelle Toronto était occupé par les Iroquois lorsque les Français y établirent le Fort Rouillé en 1750. Quelques décennies plus tard, le gouverneur John Graves Simcoe fonda une ville qu'il baptisa York et en fit la capitale du Haut-Canada en 1796. La guerre de 1812 laissa des traces profondes : les troupes américaines occupèrent et pillèrent la ville pendant plusieurs jours, un épisode qui marqua durablement la mémoire collective.
En 1834, York devint officiellement Toronto, mot d'origine mohawk signifiant « l'endroit où les racines des arbres trempent dans l'eau ». La ville s'ouvrit ensuite à des vagues d'immigration successives tout au long du XIXe siècle, accueillant des communautés venues des quatre coins du monde. C'est cette histoire migratoire qui, au fil des décennies, a forgé le caractère résolument pluriel de la métropole qu'elle est devenue.
Construite en 1976, la Tour CN s'élève à 553 mètres au-dessus de la ville et s'impose comme le symbole incontournable de Toronto. Depuis la galerie d'observation, le panorama embrasse la ville dans son intégralité et, par temps dégagé, s'étend jusqu'aux rives américaines du lac Ontario. Pour les plus téméraires, l'EdgeWalk propose de longer le rebord extérieur de la tour à 356 mètres d'altitude.
Le Royal Ontario Museum, plus connu sous le sigle ROM, est le plus grand musée du Canada. Ses quarante galeries abritent près de six millions d'objets couvrant l'histoire naturelle, l'archéologie et les arts du monde entier. L'extension contemporaine signée Daniel Libeskind, avec sa structure de verre et d'acier, mérite à elle seule le détour.
Perché sur les hauteurs de la ville, ce manoir de style néo-gothique construit entre 1911 et 1914 compte 98 pièces somptueusement décorées, des jardins soignés et des tunnels secrets reliant le sous-sol aux anciennes écuries. Lieu de tournage de nombreuses productions cinématographiques, il accueille régulièrement des événements thématiques qui lui confèrent une atmosphère particulière selon les saisons.
Ancien site de la distillerie Gooderham & Worts, le Distillery District est aujourd'hui l'un des ensembles architecturaux victoriens les mieux préservés d'Amérique du Nord. Ses bâtiments de briques rouges ont été reconvertis en galeries d'art, ateliers d'artistes, cafés et restaurants, tout en conservant l'authenticité de leur époque.
Établi en 1793, Fort York figure parmi les lieux fondateurs de l'histoire de la ville. Ce site militaire, qui fut au cœur des affrontements de la guerre de 1812, est aujourd'hui ouvert au public comme musée vivant. Les bâtiments d'origine y sont préservés et des reconstitutions en costumes d'époque permettent de mieux saisir ce que fut la vie quotidienne des soldats qui y étaient stationnés.
Classé site historique national, le marché Kensington compte parmi les secteurs les plus animés de la ville. Ses ruelles colorées regroupent des boutiques vintages, des échoppes d'artisanat et des étals de produits frais venus des quatre coins du monde, pour qui veut saisir le pouls multiculturel de la ville.
Ouvert depuis plus de deux siècles, le marché St. Lawrence est une institution dans la vie quotidienne des Torontois. Le South Market accueille les producteurs et artisans alimentaires, tandis que le North Market propose chaque week-end un marché fermier et un marché d'antiquités. C'est l'endroit idéal pour goûter aux saveurs locales et s'imprégner de l'atmosphère authentique du vieux Toronto.
À moins de deux heures de Toronto, les chutes du Niagara constituent l'excursion la plus spectaculaire depuis la ville. Les chutes canadiennes, connues sous le nom de Horseshoe Falls, offrent un spectacle d'une puissance saisissante. Le trajet de retour par Niagara-on-the-Lake, avec ses vignobles qui bordent la route, prolonge la journée de façon plaisante.
Toronto se visite toute l'année, mais chaque saison offre une expérience bien différente. Voici les grandes lignes de chaque saison pour mieux planifier votre séjour :
Pour rallier le centre-ville depuis l'aéroport Pearson, plusieurs moyens s'offrent à vous :
Depuis l'aéroport Billy Bishop, deux accès sont possibles :
Quelle que soit l'option choisie, une navette gratuite relie l'aéroport à la gare Union.
Depuis d'autres villes canadiennes :
Se déplacer à Toronto est facilité par un réseau de transports en commun étoffé et bien maillé. Voici les principales options à votre disposition :