Aux portes d’Ottawa, le parc de la Gatineau déploie un vaste territoire de collines, de forêts et de lacs sur plus de 360 km². Véritable poumon vert de l’Outaouais, il offre une échappée naturelle où le tumulte urbain s’efface au profit du calme et de la beauté sauvage. Entre panoramas grandioses et biodiversité remarquable, ce parc de conservation invite à renouer avec l’essentiel, été comme hiver.
Bien avant sa création officielle, le territoire du parc servait de lieu de vie et de passage aux peuples algonquins, qui y chassaient et cueillaient depuis des millénaires. Au XVIIᵉ siècle, les explorateurs français — parmi lesquels Étienne Brûlé et Nicolas Gatineau, dont la rivière porte le nom — traversèrent ces forêts à la recherche de fourrures. À la fin du XVIIIᵉ siècle, des colons loyalistes venus des États-Unis s’y établirent, donnant leurs noms à plusieurs lacs et vallées.
Le XIXᵉ siècle vit une exploitation intensive du bois, du fer et du mica, transformant profondément le paysage. Face à la déforestation, les premières initiatives de protection virent le jour au début du XXᵉ siècle, menant en 1938 à la création du parc de la Gatineau sous l’impulsion du gouvernement fédéral.
Administré par la Commission de la capitale nationale, le parc s’impose aujourd’hui comme l’un des plus vastes et des plus fréquentés espaces naturels du Québec. Ses 360 km² de collines et de forêts protégées témoignent d’un équilibre réussi entre conservation, mise en valeur du patrimoine et accès au public. Malgré les débats entourant son statut, il demeure un symbole fort de la coexistence entre nature, mémoire et modernité aux portes de la capitale.
Près de 80 % du territoire est couvert de forêts mêlant feuillus et conifères dans une étonnante diversité. Plus d’un millier d’espèces végétales ont été recensées, dont une cinquantaine d’arbres. Certaines, rares ou menacées — comme le chêne blanc, le noyer cendré ou l’érable noir — illustrent la richesse écologique du parc et l’importance de sa préservation.
La faune du parc reflète la vitalité de ses écosystèmes. Cerfs de Virginie, castors, orignaux et ours noirs y cohabitent avec de nombreux petits mammifères, reptiles et amphibiens. Le parc abrite aussi plusieurs espèces en péril, comme le loup de l’Est, emblème de la nature sauvage canadienne. Plus de 230 espèces d’oiseaux y ont été observées, des grands rapaces aux oiseaux chanteurs, faisant de ce territoire un haut lieu d’observation ornithologique.
À deux pas d’Ottawa et de Gatineau, le parc de la Gatineau se découvre au fil des saisons : aventure douce l’été, sérénité enneigée en hiver.
Lorsque la nature s’éveille, le parc devient un vaste terrain d’exploration, entre lacs, forêts et belvédères.
Sous la neige, le parc de la Gatineau se transforme en un paysage de silence et de lumière.
Facilement accessible depuis la région d’Ottawa-Gatineau, le parc s’étend sur près de 50 km, à cheval sur les municipalités de Gatineau, Chelsea, La Pêche et Pontiac.
Le Centre des visiteurs de Chelsea est le point de départ idéal pour s’informer, récupérer des cartes et planifier sa visite.