Voyageur photographe ? La bonne éthique à avoir

11 janv. 2019

Quoi de mieux que la photographie pour se créer des souvenirs de voyage ? Si les voyageurs sont nombreux a utiliser leurs objectifs pour immortaliser leurs aventures, tous n’adoptent pas les bonnes conduites ; et ce surtout lorsqu’il s’agit de réaliser un portrait. Car capturer un visage est une chose mais faire la photo avec respect en est une autre. Do et don’t, on fait le point sur ce qu’il faut faire et ne pas faire avec les 5 commandements du photographe éthique !

Culture du pays, tu t’intéresseras

Quand on voyage, la première chose à faire avant de partir est de s’intéresser à la vie locale du pays, aux mœurs de ses habitants et aux différences culturelles ! Et bien quand on veut s’adonner aux joies de la photographie tout en voyageant, c’est la même chose. Les règles de bonnes conduites varient ainsi d’un pays à l’autre.

Dans quelques pays d’Asie, par exemple, vous serez surpris de voir à quel point les locaux apprécient taper la pause ! Il arrive même que certains asiatiques arrêtent des touristes dans la rue pour se prendre en photo avec eux. A contrario, certains pays ont un rapport plus délicat et hostile avec la photo. C’est le cas de certains pays d’Afrique où vous pouvez finir au poste de police si vous n’avez pas pris vos précautions et si vous n’avez pas demandé l’autorisation des personnes impliquées.

Discret, tu te montreras

Si les rapports aux photographies différent en fonction des pays, la discrétion doit être de mise pour chacun d’eux. Autrement dit, qu’importe la destination du voyage, le photographe éthique doit se montrer délicat et pondéré avec son objectif. Il vaut mieux ranger son matériel dans un sac à dos que de déambuler dans les rues, appareil photo accroché autour du cou. D’une part, vous éviterez ainsi d’attirer l’attention et réduirez vos chances d’être volé. Et d’autre part, cela vous encouragera à échanger avec la population locale et à créer des liens avant de sortir votre appareil photo et de le prendre en main.

   

L’autorisation, tu demanderas !

Comme de nombreux photographes (amateurs ou pas), vous adorez les portraits. D’autant plus, quand ce sont des visages capturés à l’autre bout du monde. Parce que c’est unequestion de respect, toutphotographe éthique se doit de demander la permission avant de se lancer. Dites-vous que si vous étiez la cible de touristes, vous aimeriez également que l’on vous demande l’autorisation avant d’être photographié. Question de logique. Si la barrière de la langue vous bloque, il suffit parfois d’un sourire et du langage des signes pour se faire comprendre.

Cela dit, beaucoup de voyageurs entravent cette règle de bonne conduite pour privilégier le naturel. Or, si ce sont les scènes de vie du quotidien qui vous animent, il est tout à fait possible de le faire dans les règles de l’art. Il suffit simplement de vous poser, d’échanger avec les habitants, de leur demander l’autorisation de les prendre en photo et d’attendre qu’ils reprennent leurs activités pour les photographier naturellement. Non seulement, vous aurez passé un bon moment et fait de belles rencontres mais en plus, votre photo aura une véritable histoire à raconter. De quoi faire toute la différence avec les photos de portrait volé…

Des échanges, tu créeras

Vous l’avez compris, le voyageur photographe doit créer un échange privilégié avec son modèle avant de le capturer. Mais ce conseil est aussi valable après la séance photo. Profitez des avantages du numérique pour montrer le résultat. Laissez les locaux défiler les photos et proposez-leur de les envoyer. Par mail ou en tirage papier, l’idée c’est de créer un lien dont tout le monde se souviendra. Et qui sait, ces échanges seront peut-être l’occasion de nouer des liens plus forts et de créer une belle amitié…

Payer pour une photo, tu t’abstiendras !

Voilà une question qui suscite de nombreux débats chez les voyageurs photographes. Et bien souvent, il y a deux écoles sur le sujet. Il faut dire, le fait de payer un individu pour prendre une photo est l’occasion de réaliser un beau portrait. Certains n’y voient aucun mal et voient ainsi cet échange de bon procédé comme une source de revenus pour le modèle impliqué.

Mais d’autres ne soutiennent pas cette démarche car elle favorise et encourage la mendicité. Il est vrai qu’elle peut donner de mauvaises idées à des enfants, qui par exemple, seront poussés à servir de modèles photo plutôt que d’aller à l’école. D’autant plus qu’il est facile de contribuer à de bonnes actions autrement (par le biais d’associations ou en achetant directement de la nourriture pour les plus défavorisés) ! Et puis, soyons honnête, vous n’aurez pas les mêmes échanges que si vous prenez votre temps, pour échanger avec un modèle croisé au hasard sur les routes de votre périple…