Vol retardé ou annulé : Comment se faire indemniser ?

27 juin 2019

On croit toujours que ça n’arrive qu’aux autres. Pourtant, un retard de vol ou un vol annulé sont choses fréquentes et quand ce moment fatidique nous arrive, on se retrouve souvent impuissant et démuni face aux démarches d’indemnisation qui sont, la plupart du temps, sinueuses. Pour toutes ces raisons, il est bon de connaître ses droits et les lois qui les régissent. Vol retardé ou annulé, on vous explique tout ce qu’il faut savoir pour vous faire indemniser.

1. Bien connaître ses droits

Les droits des passagers aériens sont souvent méconnus. Et nous sommes nombreux à prendre l’avion sans s’en soucier. Pourtant, il faut savoir que la législation européenne prévoit des règles strictes pour les compagnies aériennes que vous retrouverez en intégralité sur le site des lois européennes Eur.lex.europa .

De manière générale, un retard ou une annulation de vol peuvent être indemnisés (selon certaines conditions que nous détaillons plus bas) pour tous les vols au départ des aéroports situés dans l’Union Européenne , la Norvège, l’Islande et la Suisse et ce, quelle que soit la nationalité du transporteur aérien et du lieu de destination. Si le départ provient d’un état tiers, les lois prévalent une indemnisation que pour les vols de transporteurs de l’UE et à destination d’un aéroport situé dans l’UE (et/ou de la Suisse, la Norvège et l’Islande).

2. Que faire en cas de retard de vol ?

   

En cas de retard de vol, vous pouvez vous faire indemniser si le retard est supérieur à 2 ou 3 heures selon le courrier. La somme est forfaitaire, c’est-à-dire qu’elle varie selon la distance entre l’aéroport de départ et celui de l’arrivée et non en fonction du temps de trajet.

Ainsi, pour un vol de moins de 1500 km, vous pouvez prétendre à 250 € d’indemnisation en cas d’un retard de plus de 2 heures. Pour un vol entre 1500 et 3500 km et pour tous les vols intracommunautaires, vous pouvez compter 400 € de dédommagement si le retard est de plus de 3 heures. Enfin, pour un retard de 4 heures ou plus, vous pouvez prétendre à 600 € concernant les vols de plus de 3500 km.

Bien sûr, le transporteur n’est pas dans l’obligation de vous indemniser si le retard est dû à des circonstances extraordinaires non évitables comme une météo peu clémente !

Bon à savoir : lors d’un retard important de vol, le transporteur se doit de fournir une prise en charge gratuite du passager en attente de son départ. Cela concerne des rafraîchissements, une restauration, des services de communication et un hébergement si le départ est reculé au lendemain. Si le passager ne s’est pas vu offrir ces prestations, il est en mesure de réclamer le remboursement des frais occasionnés (dans la mesure du raisonnable) par le retard de l’avion. Bien évidemment, le passager doit impérativement garder les reçus et justificatifs attestant les frais engagés.

3. Que faire en cas d’annulation de vol ?

Vous vous retrouvez coincé à l’aéroport suite à l’annulation de votre vol ? Voici ce qu’il faut savoir pour gérer la situation. Vous êtes en droit de demander leremboursement du billet initial ou solliciter un vol de remplacement. Autrement dit, vous allez devoir choisir entre le réacheminement de votre vol par un autre (ou tout autre mode de transport) ou le remboursement du billet si vous renoncez à votre voyage. Dans le cas d’un réacheminement, le transporteur doit prendre en charge le délai d’attente du passager (collations, rafraîchissements…).

Dans tous les cas, le passager dispose du droit à indemnisation. Les montants et les modalités d’indemnisation sont les même que ceux prévus pour un retard (cf. paragraphe 2).

Attention !

Vous ne pouvez pas prétendre à une compensation financière si vous avez été informé de l’annulation plus de 14 jours à l’avance. Comme pour les retards, le transporteur aérien n’est pas fautif si des circonstances extraordinaires n’ont pas pu être évitées et ainsi contraintes l’annulation du vol.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur service-public.fr

Florine Dergelet