Souvenirs de vacances : ce qu’il ne faut pas ramener

12 nov. 2019

Qui n’a jamais eu envie de ramener un souvenir de vacances ? S’il est bien de pouvoir se rappeler  des vacances une fois chez soi à travers un objet, il est encore mieux quand celui-ci a été choisi de manière  éthique. Parce que chaque touriste a un rôle à jouer sur la conservation des espèces et sur les conditions  de fabrication de leurs achats, il vaut mieux prévenir que guérir. Voici la liste des choses que l’on vous déconseille de ramener comme souvenirs de vacances

1. Les souvenirs relatifs aux animaux

   

Il est impossible d’énumérer la liste des souvenirs d’origine animale légaux ou illégaux que l’on peut ou pas ramener chez soi. La législation n’étant pas la même d’un pays à un autre. Si certains animaux ou produits animaliers nécessitent un permis d’importation et d’exportation, d’autres sont limités en termes de quantité ou tout simplement interdits. Dans tous les cas, on ne peut que vous déconseiller l’achat d’un souvenir d’origine animale. Surtout qu’on préfère admirer les animaux dans leur milieu naturel que dans un salon…

Parmi les souvenirs qui mettent le plus en péril la vie animale, on peut citer toute partie du corps provenant d’un animal en danger d’extinction ou menacés de l’être. Ces souvenirs incitent le braconnage en espace sauvage. On pense par exemple à :

  •         l’ivoire d’éléphant,
  •         la corne de rhinocéros,
  •        la carapace de tortue,
  •         les peaux de félins ou de reptile,
  •        la laine de shahtoosh (antilopes du Tibet),
  •         les dents de requin,
  •         le caviar d’esturgeon,
  •         des plumes d’oiseaux sauvages,
  •         du vin de serpent,
  •         les hippocampes,
  •         les colibris…

De la même manière et pour des raisons plus éthiques que légales, nous vous déconseillons de vous rendre dans des attractions touristiques qui proposent de se prendre en selfie avec des animaux sauvages (fermes de tigres, d’anacondas, de paresseux…). Votre souvenir de vacances aura un goût amer puisque la plupart des animaux sauvages y sont victimes de violence et sont parfois même drogués pour être domestiqués et se laisser approcher.

2. Les souvenirs liés à la flore

   

On ne s’en rend pas toujours compte mais lorsqu’on retire un végétal de son milieu naturel, c’est tout un écosystème qui peut en être bouleversé. D’autant plus si tout le monde a la même idée ! Prenons l’exemple des coraux et coquillages. A force d’être retirées de leur habitat, certaines espèces sont dorénavant en voie de disparition. Rappelons que les coraux sont les véritables poumons de la planète puisqu’ils produisent encore plus d’oxygène que les forêts…

Dans tous les cas, évitez de ramener des plantes et fleurs de pays étrangers. D’autant plus si ce sont des espèces protégées ou vecteurs de contamination. La convention de Washington tente de réguler le commerce des espèces menacées (végétales et animales) dans 175 pays dont la France.

3. Les autres souvenirs ramassés dans la nature

   

Lors de vos voyages, il est interdit dans de nombreux pays de ramasser des choses qui peuvent vous paraître banales mais qui ne sont pas sans conséquences. C’est le cas des pierres précieuses (en Islande, il est interdit de récolter des  minéraux ou autres cristaux), des pierres provenant d’édifices religieux ou classés au patrimoine de l’UNESCO (au temple d’Angkor par exemple), des galets (en France, le code de l’environnement interdit le glanage de galets) et du sable (interdit de le ramasser dans de nombreux pays comme l’Italie).

Pour des risques de contamination et de propagation de maladies bactériennes, il est interdit de ramener certains produits frais. En Allemagne  par exemple, il est impossible de faire rentrer des pommes de terre sur le territoire ! Au Philippines, on ne peut pas sortir du pays avec des mangues…

4. Les souvenirs de type matériel

   

Pour ce qui est des souvenirs type matériel, il est bien évidemment déconseillé de ramener des produits de contrefaçon au risque de payer une importante amande. Si vous pensez faire une bonne affaire, dites-vous que votre objet n’aura rien d’un souvenir local puisque la plupart du temps, les contrefaçons sont fabriquées en Chine !

Pour finir, certains pays interdisent l’exportation d’objets de collection et d’antiquité appartenant au patrimoine du pays. C’est le cas de l’Australie qui interdit à tous de toucher ou pire, ramener un objet d’un site aborigène. Tout comme en Thaïlande où l’on ne peut pas sortir du pays avec une représentation de Bouddha à moins d’avoir une licence pour.

De manière générale, Pour éviter tout problème, prenez connaissance des lois du pays dans lequel vous décidez de partir en voyage. Et surtout posez-vous les bonnes questions : d’où vient ce produit ? Est-il conçu dans le respect de l’homme et de l’environnement ? En avez-vous vraiment besoin ? Le tout, c’est d’acheter de manière responsable !

Florine Dergelet