Maltraitance animale : les 5 attractions touristiques à éviter

09 sept. 2019

En vacances, tout est permis ! Ah bon et qu’en est-il de l’éthique ? Certaines activités touristiques peuvent parfois faire rêver mais ne sont pas sans conséquence pour le bien-être animal et il vaut mieux y réfléchir à deux fois avant de se lancer. On vous livre les 5 pires attractions touristiques qui nuisent aux animaux. Des activités dont les coulisses cachent une réalité qui donne souvent des haut-le-cœur…

1. La balade à dos d’éléphant

   

Activité touristique largement répandue en Asie, la balade à dos d’éléphant est même relative aux traditions locales. Pourtant, derrière ces joyeuses balades se cachent une réalité bien plus maussade, celle du « Phajaan ». Taduit par ‘briser’, il s’agit du rituel permettant aux mahouts (les dresseurs) de domestiquer les pachydermes. Celui-ci consiste à enchainer l’éléphant pendant plusieurs jours en le privant de nourriture et en le battant afin de le traumatiser et d’obtenir de lui son obéissance… Ca fait moins rêver, pas vrai ?

L’alternative responsable ? Aller dans des refuges et sanctuaire qui recueillent des éléphants victimes de maltraitance pour leur offrir un havre de paix. Elephant Nature Park à Chang Mai ou Elephant Haven Thailand en Thaïlande en sont de parfaits exemples !

2. Les fermes à tigres

   

Entrer dans la cage aux fauves et s’approcher de près pour toucher les tigres et se prendre en selfie avec eux. C’est ce que proposent de nombreuses fermes à tigres en Asie principalement mais aussi en Australie, au Mexique ou encore en Argentine. Si l’expérience peut être tentante, l’envers du décor en vaut-il vraiment la chandelle ? Retirés dès leurs plus jeunes âges, les jeunes tigres sont balancés de main en main toute la journée. Quant aux adultes, on les soupçonne d’être drogués pour éviter tout danger. Sans parler des conditions de vie et de la taille des enclos…

À moins de participer à une mission longue durée de bénévolat dans un refuge dédié aux félins, la meilleure façon de s’en approcher sans leur nuire, c’est de s’aventurer dans des réserves et parcs naturels comme le parc national de Chitwan au Népal ou encore le parc national de Ranthambore en Inde. Mais pour les apercevoir, il vous faudra beaucoup de chance et de patience !

3. Les delphinariums

   

L’horreur commence dès la capture. Encerclés brutalement par des filets, ils sont ensuite triés. Les plus esthétiques sont gardés et les autres relâchés (et tant pis s’ils ont été blessés durant les manipulations…). Dans le parc aquatique, l’enfer continue puisque les cétacés sont enfermés dans des bassins de taille ridicule par rapport à l’espace dont ils ont besoin dans leur environnement naturel. Et bien souvent le stress les déprime au point de vouloir se suicider.

La bonne nouvelle ? Les défenseurs de la cause animale ont permis se battre pour la fermeture des parcs et certains pays ont déjà montré la voie en les interdisant par la loi. C’est le cas de la Croatie, de l’Inde, du Costa Rica, de la Slovénie… Si vous souhaitez vraiment voir des dauphins, rendez-vous en pleine mer en compagnie d’associations agrégées qui interdisent d’approcher les cétacés à moins de 100 mètres.

4. Les cirques et spectacles

   

Aucun doute là-dessus, les cirques et autres spectacles comprenant des animaux sont loin de l’image fabuleuse qu’ils aiment renvoyer au grand public. Si sur scène, les animaux semblent complices avec leurs dresseurs, il en est tout autre en dehors ! Enfermés continuellement, stressés par les multiples transports, violentés et enchainés pour être dressés… Le spectacle en coulisse est loin d’être attendrissant ! Retenez qu’un animal sauvage –quel qu’il soit- a forcément souffert pour être domestiqué.

Par quoi remplacer cette activité ? Que ce soit en voyage ou près de chez nous, on pense toujours bien faire en emmenant les enfants dans des cirques. Pourtant, il suffit de se renseigner sur les espèces locales pour s’offrir un spectacle naturel et gratuit. Il suffit parfois de faire preuve de curiosité, de lever les yeux, d’ouvrir grand ses oreilles et de prendre son temps pour apprécier la beauté sauvage comme le concert et les parades d’oiseaux migrateurs par exemple. Les safaris sont surement les meilleurs moyens pour observer les animaux sauvages dans leur habitat naturel et cela vaut beaucoup plus qu’un spectacle créé par l’homme.

5. Les fermes à crocodiles

   

Elevés en captivité dans des fermes, les crocodiles sont voués à finir en viande pour servir les restaurants ou sur des sacs pour l’industrie de la mode. Dans un objectif de productivité, ces animaux sauvages subissent les limites de l’élevage intensif. En effet, la surpopulation entraîne des perturbations et un stress important au sein du bassin. Sans parler du manque d’hygiène qui cause la prolifération de bactéries et d’infection chez l’animal. En d’autres mots, les conditions de vie dans les fermes à crocodiles sont toujours déplorables.

Une seule solution : le boycott ! Parce qu’une fois de plus, il n’existe pas de bonnes façons pour approcher des animaux sauvages si ce n’est que des les voir de manière respectueuse dans leur milieu naturel.

Florine Dergelet