Maltraitance animale : 3 activités touristiques dont on n’imagine pas les conséquences

31 oct. 2019

Vous vous intéressez aux voyages solidaires, éthiques et responsables ? Alors, vous connaissez forcément les attractions touristiques qui nuisent au bien-être animal. Mais êtes-vous sûr d’être incollable sur le sujet ? Car il existe des activités dont les touristes n’imaginent pas toujours les conséquences... Pour compléter notre ancien article sur les attractions touristiques à éviter, découvrez 3 attractions touristiques dont on ne les soupçonnerait pas de maltraitance animale.

1. L’observation de masse des cétacés

   

Baleines, dauphins, cachalots… De nombreuses attractions touristiques emmènent les voyageurs en pleine mer pour leur permettre de s’approcher de ces sublimes créatures marines. Si l’activité en elle-même semble inoffensive, elle n’est pas sans répercussions pour le bien-être de ces géants de la mer. Pour comprendre, il suffit de prendre exemple sur le Sri Lanka. Au large des côtes, des quinzaine de bateaux partent chaque jour en mer et se lancent dans une traque infernale pour s’approcher des baleines. Et lorsqu’un spécimen est aperçu, le voilà aussitôt encerclé de bateaux. Entre le bruit des moteurs, la pollution, la proximité des bateaux (qui peuvent les blesser)… l’angoisse est permanente et perturbe pleinement leur équilibre.

L’alternative ? Choisir des organismes respectueux qui s’engagent à ne pas s’approcher des animaux à moins de 100 mètres, à éviter leur trajectoire en pleine mer et à naviguer à une vitesse inférieure de 5 nœuds à leur approche. Bien évidemment, il est strictement interdit de les attirer avec de la nourriture, de se baigner en leur compagnie et de les toucher. L’idéal ? Choisir un mode de déplacement plus responsable et plus calme comme le kayak ou encore mieux, les observer depuis la rive !

2. Toucher les bébés tortues

 

Ah nous les hommes, on pense toujours bien faire et tout maîtriser. Pourtant, de simples gestes à priori anodins, le sont beaucoup moins pour la nature ! C’est le cas des fermes et sanctuaires de tortues qui proposent aux visiteurs de se prendre en photo avec elles et même de tenir des bébés dans leurs mains ! Une fois de plus, on ne se rend pas compte des conséquences… D’une part, les tortues peuvent se blesser lorsqu’elles sont prises en main, à force de se débattre pour regagner la terre ferme. D’autre part, il n’est pas rare que des touristes soient inattentifs et les fassent tomber accidentellement, ce qui entraine parfois leur mort ! 

De manière générale, sous l’eau (et même en dehors d’ailleurs), on ne touche à rien : ni la faune, ni la flore ! Dites-vous bien que tout ce que vous touchez peut vous contaminer et vice versa.

L’alternative ? Veillez aux qualifications éthiques du sanctuaire avec lequel vous partez et appréciez le spectacle uniquement avec les yeux. Et c’est déjà énorme…

3. L’achat et la dégustation de café de civette

   

C’est le café le plus cher au monde (comptez une centaine d’euros le kilo) ! Si vous êtes déjà allé en Asie du sud-est (particulièrement au Vietnam), vous avez sans doute croisé des fermes de production de café de civette, appelé aussi luwak. Ce qui fait sa particularité ? Ses saveurs caramélisés rendues possibles grâce à cet animal ou plutôt à ses enzymes digestives… Car, aussi étonnant que cela puisse être, les producteurs récupèrent les grains de café dans ses excréments ! Jusque là, tout va bien pour l’animal. Seulement, pour répondre aux nombreuses demandes touristiques, cette pratique a engendré une forme d’élevage intensif. Et forcément, les animaux en pâtissent : cages minuscules et surpeuplées, alimentation déséquilibrée (on les nourrit que de cerises de caféier), développement de maladies et surtout un stress intense pouvant provoquer l’automutilation.

L’alternative ? Parce qu’il est impossible de savoir si le café provient d’animaux sauvages ou élevés en captivité, il n’existe aucun programme de certification. C’est pourquoi, il n’y a aucune alternative si ce n’est que de refuser d’en consommer. Mais bon, ce n’est pas comme si nous n’avions pas le choix en termes de variétés de café, n’est-ce-pas ?

Florine Dergelet