Évadez-vous pour la Journée internationale des forêts

20 mars 2020

Le 21 mars a été proclamé par l’Assemblée générale des Nations Unies, comme étant la Journée internationale des forêts. Cette journée est dédiée à la forêt dans toute sa diversité et permet de sensibiliser le plus grand nombre sur l’importance de sa préservation.

En ce temps de crise sanitaire, profitons d’écouter à nouveau les oiseaux chanter, respirer l’air moins pollué depuis nos fenêtres ou notre jardin et célébrer la nature et les forêts qui vont nous manquer ces prochains jours. Pour cela, nous vous emmenons aux quatre coins du globe et vous présentons quatre forêts uniques en leur genre. Prêt à faire une pause et à vous évader avec nous ?

Indonésie : Gunung Leuser à la rencontre des derniers orangs-outans sauvages

   

Au nord de l’île de Sumatra en Indonésie se trouve la parc national Gunung Leuser. Considéré comme l’un des derniers refuges des orangs-outans, Gunung Leuser abrite une faune et une flore d’une grande richesse.

Gurung Leuser forme, avec les parcs nationaux Bukit Barisan Selatan et Kerinci Seblat, le "Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra" inscrit à la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Dans l’ombre des arbres, à travers la végétation dense de la jungle, se cachent les derniers Orangs Outans sauvages. Avec leur visage tendre et leur regard espiègle, les orangs-outans se balancent d’arbres en arbres avec une incroyable agilité. La menace qui pèse sur ces primates est réelle. Déforestation et braconnage en sont les principales causes. Pour protéger et préserver l’espèce, un centre de réhabilitation pour les orangs-outans captifs a été créé. Depuis, un nombre croissant d’entre eux sont réadaptés à la vie sauvage.

Madagascar : la forêt de Vohimana, un joyau de la biodiversité

   

En plein cœur du corridor forestier de l’Est de Madagacar se dévoile la réserve de Vohimana une forêt humide de moyenne altitude de plus de 2 000 hectares.

Depuis plus de 15 ans, l’incroyable biodiversité du sanctuaire et sa population locale est sous le regard bienveillant de l’ONG « l’homme et l’environnement ». L’association œuvre à la protection de la biodiversité en proposant des alternatives durables à la déforestation. L’ONG accompagne également les populations locales dans des programmes de valorisation des ressources naturelles afin de préserver leur patrimoine naturel tout en améliorant leurs conditions de vie. Les cultures de plantes aromatiques de la réserve permettent aux villageois de produire dans le respect de l’environnement, des huiles essentielles de grande qualité.

Joyau de la biodiversité, c’est dans un brouhaha mélodieux que l’on s’enfonce dans ce manteau végétal qui abrite des espèces sauvages aussi variées que fascinantes. Avec un peu chance et de patience, on peut observer le célèbre Indri, le plus grand des lémuriens, qui parfois, offre à ses spectateurs un chant étonnant. Le lémurien n’est d’ailleurs pas le seul chanteur puisque se cachent aussi plus de 70 espèces endémiques de grenouilles.  A Vohimana l’homme et la nature cohabitent et s’entraident.

Kigrhizistan : Arslanbob et ses noix

   

La forêt d’Arslanbob est connue pour être la plus ancienne et la plus vaste forêt de noyers sauvages du monde. Ce grand massif forestier en bordure du village d’Arslanbob est animé par une légende qui raconte qu’elle fut choisie par un disciple du prophète Mahomet comme paradis terrestre. Ne manquant que d’arbres fruitiers pour combler son bonheur, il sema d’innombrables graines de noyer, créant ainsi la plus grande forêt de noyers au monde.

En période de récolte, entre septembre et octobre, tous les villageois se retrouvent dans la forêt pour y recueillir les noix. Se monte alors un village surréaliste de tentes chauffées au poêle à bois. La saison de la récolte est officiellement ouverte par des rites où chaque famille fait des offrandes.

La magie se déploie dès que l’on s’enfonce parmi ces vieux géants centenaires et majestueux. La cueillette de noix à Arslanbob se fait dans la bonne humeur, les plus paresseux ramassent les noix déjà au sol tandis qu’en pénétrant plus en profondeur, on assiste à une récolte plus sportive. Des hommes grimpent aux arbres à mains nues et secouent vigoureusement les branches pour décrocher les fruits.

Mongolie : la réserve strictement protégée du Khan Khenti

   

A l’Est de Oulan Bator, la grande réserve strictement protégée du Khan Khenti œuvre pour la conservation de la faune et de la flore depuis 1992. Cet incroyable écrin de verdure qui s’étale sur 1,2 millions d’hectares est encore très sauvage. Ici l’homme cède sa place à la vie sauvage, l’élevage et le tourisme y sont strictement contrôlés, tandis que la chasse ou l’exploitation minière sont interdites.

La zone strictement protégée du Khan Khenti avec le parc national Gorkhi-Terelj dévoilent les paysages les plus riches et variés de la Mongolie : montagnes verdoyantes, formations rocheuses, steppes jonchées de fleurs sauvages entre-coupées de rivières et lacs au eaux translucides. Un paradis terrestre qui renferme diverses espèces animales en voie de disparition comme l’ours brun, l’élan ou la belette.

La nature, les balades en forêt, l’odeur des feuilles mortes nous manquent à tous mais il est important en ce temps de crise de rester chez nous. Continuons de rêver, le plaisir des retrouvailles n’en sera que plus grand.

Charlène Desdoits