Comment se prémunir du paludisme ?

26 oct. 2018

Le Paludisme, également connu sous l’appellation « Malaria », est l’une des maladies les plus mortelles au monde. Pour cause, elle occasionne plus d’un million de victime par an à travers les quatre coins du globe.

Le paludisme est présent dans plusieurs zones de la planète, surtout dans les pays où le climat est favorable au développement du parasite qui le transmet : le Plasmodium. Les zones les plus concernées (ou « zones endémiques ») sont le sud du continent asiatique, l’Océanie, l’Amérique Latine, mais surtout l’Afrique Subsaharienne. Si vous désirez vous rendre dans ces coins du monde pour votre prochain voyage, il est donc important de savoir comment vous prémunir du Paludisme.

Qui peut être atteint de la Malaria ?

La réponse à cette question est simple : tout le monde peut être atteint du Paludisme. Mais les plus vulnérables sont les femmes enceintes (et susceptibles de l’être) et les enfants en bas âge. Les personnes âgées sont également fragiles face à cette maladie, ainsi que les individus qui possèdent très peu de défenses immunitaires.

Cas particulier

La majorité des individus vivant dans les zones endémiques, particulièrement en Afrique Subsaharienne, sont naturellement immunisés contre la Malaria. En effet, la maladie est tellement présente dans ces régions que les locaux ont fini par acquérir l’immunité et tolérer le parasite au fil des années. Ils sont alors considérés comme des porteurs asymptomatiques du parasite. Cependant, malgré l’« immunité acquise », ils ne sont pas protégés totalement du Paludisme. Ils ont juste la chance d’être « mieux armés » pour guérir assez vite de la maladie en question.

Symptômes du paludisme et conséquences

Les manifestations symptomatiques peuvent être très diverses. En règle générale, la maladie se manifeste par une fièvre après 8 à 30 jours d’incubation. La fièvre peut s’accompagner ou non de migraines, de courbatures, de vomissements, de diarrhée, de toux et d’une grande fatigue.

On constate différent cycles alternant fièvres et sueurs froides avec transpiration intense comme avec une forte grippe. Le virus peut être fatal s’il n’est pas traité et engendrer ce qu’on appel le neuropaludisme ui est mortel.

Comment est contracté le paludisme ?

Le paludisme se transmet par les piqûres de moustiques femelles du genre Anopheles. La transmission se fait généralement d’un homme à un autre puisque le moustique devient porteur du paludisme en piquant un homme lui-même infecté.

Une femme enceinte peut également contaminer son enfant par voie transplacentaire.

Comment se protéger du Paludisme ?

Vous souhaitez visiter de nouvelles destinations comme l’Amérique Latine, l’Afrique, ou encore l’Asie du Sud-Est ? Il est alors préférable de se protéger avant de partir. Voici quelques précautions à prendre afin d’éviter au maximum une éventuelle contamination :

Préparer un petit « kit de voyage anti-palu »

Dès que vous projetez de voyager dans une zone endémique, il est important, et impératif, de bien préparer vos bagages. Ainsi, dans vos valises, introduisez le nécessaire jusqu’à obtenir un petit « kit anti-palu » disons « parfait » :

·        Vêtements qui peuvent couvrir tout le corps au moment de dormir ou au moment de sortir en fin de journée (de préférence avec des bords-côtes) : hauts légers à manches longues, pantalons légers, robes longues, etc. ;

·        Des produits anti-moustiques de qualité à appliquer sur le corps (sauf au niveau du visage) : gel, spray, crème, etc. ;

·        Une ou des moustiquaires imprégnées d’insecticide pour dormir en sécurité et en toute tranquillité, surtout dans lors de nuits chez l’habitant dans les villages reculées ;

·        Des produits anti-moustiques de qualité à vaporiser sur vos habits ou sur votre moustiquaire ;

·        Des produits anti-moustiques à vaporiser dans la maison ou chambre d’hôtel : bombes, diffuseurs d’insecticides, tortillons-fumigènes, etc. ;

·        Une trousse à pharmacie pouvant contenir tous les médicaments dont vous aurez besoin pour prévenir le Paludisme : Chloroquine (Nivaquine), Méfloquine, Doxycycline, etc. (NB : consulter votre médecin pour connaitre le traitement préventif qui convient à votre profil personnel).

Consulter un médecin bien avant votre départ

Avant de partir pour la destination de votre choix, il est impératif que vous fassiez appel à votre médecin. Seul celui-ci pourra vous dire quel est le traitement préventif qui convient le mieux à votre profil personnel : âge, taille, poids, sexe, durée du séjour dans la destination, etc. Il est également le seul à pouvoir vous indiquer les médicaments qui vous conviennent dans le cas où vous auriez une maladie en particulier : allergies à un ou des produits, diabète, etc. Par ailleurs, il est fortement déconseillé de se soigner soi-même pour éviter les situations dangereuses ou d’aggraver la maladie que vous avez contractée (maladie que vous ne pouvez peut-être même pas identifier).

La consultation du médecin doit se faire des jours, voire des mois, avant votre départ. Ainsi, il aura le temps d’étudier votre cas dans les détails, et pourra vous indiquer plus facilement les médicaments qu’il vous faudra durant votre voyage.

Suivre le traitement préventif avant, pendant, et après votre voyage

Quels que soient les médicaments que votre médecin vous aura prescrits, il est important de commencer le traitement préventif un jour avant votre départ.

Une fois arrivé à destination, vous devez continuer à suivre le traitement à la lettre pendant toute la durée de votre séjour pour qu’il soit efficace. Enfin, une fois que vous serez rentré chez vous, il faut également continuer le traitement durant 1 à 4 semaines (selon le médicament prescrit et les indications du médecin) après la date de retour. En effet, ceci vous évitera de contracter la Malaria dans le sens où on ne voit ses signes et symptômes que quelque temps après contamination.

Quelques médicaments « classiques » prescrits par les médecins dans le cadre d’un traitement préventif contre le Paludisme

Quand vous prévoyez de voyager dans des zones endémiques, les médicaments suivants, qui peuvent être qualifiés de « classiques », sont souvent prescrits par les médecins :

·        Chloroquine (NIVAQUINE 100 mg : 1 comprimé / jour) + Proguanil (PALUDRINE 2 comprimés / jour) : à consommer la veille du départ, durant le séjour, et pendant 4 semaines après la date de retour

·        SAVARINE (1 comprimé / jour) : à consommer la veille du départ, durant le séjour, et pendant 4 semaines après la date de retour

·        MALARONE (association Proguanil et Atovaquone) (1 comprimé / jour) : à consommer la veille du départ, pendant le séjour, et durant 7 jours après la date retour

·        Doxycycline (DOXYPALU 100 mg : 1 comprimé / jour) (pour certaines zones d’Asie du Sud-Est) : à consommer la veille du départ, pendant le séjour, et durant 4 semaines après la date de retour

En règle générale, tous ces traitements cités ci-dessus sont adaptés aux adultes en bonne santé. Cependant, nous rappelons qu’il est fortement recommandé de consulter votre médecin pour connaitre celui qui convient le mieux à votre profil personnel. Par ailleurs, cette liste n’est pas exhaustive. Le médecin pourra vous prescrire d’autres médicaments en fonction de votre état de santé en général.